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  • La découverte du vide

    80 p., 14/19 cm, 12 €
    isbn : 979-10-97146-10-8

    Des dessins de l’auteur accompagnent le livre.

    Les trois textes qui composent ce livre sont l’exemple même de la grande richesse du travail d’écriture de Jean-Luc Parant qui dans sa répétition n’est jamais véritablement un ressassement mais bien plutôt une confirmation à la soif sans fin d’une exploration de l’universel. Jean-Luc Parant n’en finit pas d’épuiser et d’assembler le haut et le bas, l’intérieur et l’extérieur, les yeux et les mains. L’infiniment petit et l’infiniment grand dans une cosmogonie à la fois particulière et plurielle. Sa pensée est celle du soleil et de la terre, de l’homme et de l’animal, de l’ombre et de la lumière. C’est elle que nous retrouvons dans ces trois textes.

    Extraits :

    Si le soleil tient entre les doigts, ce n’est pas seulement parce qu’il est loin, c’est aussi parce que les yeux qui le voient y tiennent aussi et que les yeux ne sont pas plus gros que lui. Mais si nos yeux étaient plus gros que le soleil, nous ne verrions pas non plus car il ferait nuit sans cesse. Le soleil, trop petit dans le ciel, ne pourrait plus éclairer la terre.
    (La découverte du vide)

    Toi qui as ouvert ce livre pour faire glisser tes yeux sur mes lignes, tu as allumé le feu sur les pages pour faire naître le jour sur mes mots, la lumière sur mes phrases. Il fait nuit, heureusement il fait nuit dans tes yeux, car sinon tout brûlerait dans tes mains en ouvrant tes yeux. Il fait nuit dans tes yeux, tes yeux que tu ne vois pas dans leur nuit, dans leur nuit qui t’aveugle et qui te rend voyant devant toi pour voir le monde.
    (Toi qui as ouvert les yeux)

    Si l’homme porte la terre sous ses pieds, il porte sa tête dans les mains. La terre tourne et la tête pense comme si le mouvement de la terre autour du soleil était le mouvement d’une pensée à la dimension du monde, et que le mouvement de la pensée autour de sa propre lumière était le mouvement d’une terre à la dimension de l’homme. L’homme pense pour se maintenir dans le vide qui l’entoure et avoir une assise dans l’infini.
    (Des têtes)

  • La demeure du vaste

    - 128 p., 14/19 cm, 14 €
    isbn : 978-2-917136-72

    Poèmes en vers aux rythmes saccadés mais très précis. Thomas Chapelon invente avec La demeure du vaste des zones de turbulences dont on ne soupçonne que rarement l’intensité. Dans une sorte de paradoxe constructif il crée des espaces dont l’ampleur et le projet sont la sérénité de demeurer vivant. Réflexion autour des formes et de la mutation des formes, de la rapidité et de la lenteur et autour des gestes qui font et défont les équilibres.

  • La folie d'Alekseyev

    80 p., 14/19 cm, 12 €
    isbn : 979-10-97146-04-7

    Si le personnage de l’ingénieur soviétique Rostislav Evguénievitch Alekseyev et ses travaux aéronautiques sur les ekranoplanes, ces étranges avions géants volant à ras de terre, sont bien réels, le texte de ce récit-poésie, lui, est de fiction pure.
    Il place cet ingénieur visionnaire et solaire au cœur d’une nuit boréale perpétuelle, dans une cité scientifique du Nord de la Sibérie, en 1957. À quelques heures du premier décollage d’une machine qui devra marquer le monde de l’aviation, Alekseyev parle, se confie et remonte aux sources de ce feu de création passionné pour dévoiler tout ce que ce projet a eu d’humainement magique à construire.
    Ce texte aborde également la mémoire historique des ces régions du Nord de la Russie, longtemps parsemées des camps concentrationnaires du goulag, à laquelle s’ajoute une série de tombeaux littéraires, hommages personnels à certains poètes et écrivains de ce vingtième siècle soviétique.

    extrait :

    Nous volerons à notre place, Evguéni ; notre juste place d’hommes. Au centre des éléments. Portés par le souffle de notre machine, nous naviguerons sur les vagues de la toundra. Puis lorsque celle-ci prendra fin, sans nous arrêter, sans même ralentir, nous poursuivrons sur la mer elle-même.
    Glisser sur le relief, s’appuyer dessus. Se laisser porter, simplement. N’être que nous même, c’est là toute la beauté, mon ami ! Nous ne sommes pas des oiseaux. Nous n’avons pas besoin de leurs ailes immenses. Des moignons suffiront. Nous ne sommes pas des poissons. Nous pouvons nous défaire de quilles et de nageoires. Le sol, Evguéni : le sol ! C’est lui que l’on doit regarder pour voler. Plus nous descendrons et mieux nous volerons. Compresser l’air sous un ventre de fer : là est le secret. L’empêcher de fuir. Capturer le flux et boire ses humeurs. Sous nous le compacter. Le plaquer sur la terre. Il est si mouvant, si éparpillé. Alors l’absorber. L’apprivoiser, puis ne rien craindre par-dessus la steppe immense.

  • La méthode Vassivière

    208 p., 14/19 cm, 15 €
    isbn : 979-10-97146-09-2

    Ce livre est né au cours d’un séjour au Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière. L’auteur arpentant deux mois durant le lac et ses parages, les paysages du Plateau de Millevaches et du Limousin, à partir de cette île boisée et lumineuse où il était alors en résidence.

    Olivier Domerg écrit depuis de nombreuses années sur le paysage ou dans le paysage, et souvent également, devant lui ou au devant de lui. Plus d’une quinzaine de livres ont paru, abordant aussi bien des espaces urbains, des lieux multiples ou isolés, ou encore, des entités géographiques — ville, océan, fleuve, montagne ou département. Cette écriture du paysage se double parfois d’une collaboration avec la photographe Brigitte Palaggi.

    Dans La méthode Vassivière, il est question de se tourner toujours vers ce qui s’ouvre, là où l’œil respire, la lumière du lac, en premier lieu, mais encore vers la mer moutonnante des lointains, à Sarran, Bessou ou Gargan ou sur les marches du Plateau, vers Saint-Setiers.

    Extrait :

    « La méthode Vassivière
    reposait, expliquait-il,
    sur une double imprégnation.

    Chaque jour, il prenait la route,
    s’enfonçant dans le paysage.

    Rentrant de plus en plus tard le soir,
    quand il rentrait. »

  • La mort de ma sœur

    72 p., 14/19 cm, 12 €
    isbn : 979-10-97146-13-9

    La mort de ma sœur est un carnet phototextuel qui dit l’indignation d’une géographie confrontée au corps lointain du cinéma. Rébarbatif aux formes finales, ces écrits qui assument la forme parfois de lettres sans destinataire, disent l’intimité d’une géologie au fil de lectures et de films parfois incléments, où l’eau qui s’infiltre déplace à nouveau le cadavre égaré. À en croire ses itinéraires éclatés, l’orage tropical qui s’abat sur une côte intérieure du Midwest américain accède à son présent dans un certain cinéma japonais. D’os et d’eau, La mort de ma sœur est un livre, comme l’épiphyte, déraciné.

    Extrait :

    Mais comment se fait-il que c’est par l’écriture que l’on disparaît ? (Tu arrives à l’impromptu, devant la porte ou sur la grève  : tu cries ton nom, tu cries des traînées de salive, les mains dégoulinantes de sève, le corps hanté par la rue où tu t’es croisé, surpeuplé de cadavres, tu dis, et moi quand je me lève et m’approche c’est la houle qui m’abat et si je tombe dans tes bras c’est une forme de désuétude, car tu vis bien au-delà de ce que je sais vivre, et dans ta façon de le dire, tu le cries pour ne pas te faire entendre, alors j’écoute auprès de la même peau qui t’essuie, ce que tu dis du désir et de l’anéantissement de ton sexe, une sorte de recul, alors tu coules, l’apparition que tu appelles a la même forme que la chose attribuée au mot lointain que tu sommes au moment de me rencontrer, en bas, sur la grève, devant la bouche de l’innombrable ville qui te happe afin que tu sois nommé.)

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