Sylvain Courtoux




Sylvain Courtoux est né en 1976. Il vit à Limoges. Il crée le collectif Poésie-Express en 1999 avec Jérôme Bertin et Charles Pennequin. Il co-dirige la revue Plastiq (Nantes) avec Emmanuel Rabu. Il a fait également partie du collectif Evidenz créé par Mehdi Belhaj Kacem. Il participe régulièrement à lectures et interventions publiques.



  • 31 mars 2006 chez OLGA

    CD, 54 minutes, 10 €.
    isbn : 2-9524151-1-0

    Enregistrement d’une soirée de lectures/performances organisée par nos éditions à la galerie OLGA, Limoges.

    31 mars 2006 - Olga - Charles Pennequin
    31 mars 2006 - Olga - Edith Azam
    31 mars 2006 - The cut conspiracy




  • Action-writing (manuel)

    64 p., 14/19 cm, 10 €
    isbn : 978-2-917136-76-8

    Les "avant-gardes" (modèle XX ème siècle), sont mortes. Oui. Est-ce que ça a tué ce qui fit qu’il y eut des avant-gardes ? Non. Rien ne tue, en art, la passion de l’inouï. Qu’est-ce que l’inouï ? Ce qui détruit les représentations mortes. Quelles représentations ? Celles du monde. La littérature est posée face au réel – dont la violence insensée la défie. Réel ? Rien à voir avec la "réalité" – qui n’est que le réseau des représentations codées, l’articulation du possible (l’idéologie). Rien n’y répond de l’expérience que nous faisons du monde. Tout y vide cette expérience de sens, la mortifie. Tout nous y voue à l’assentiment stupide au lieu commun. De quoi est fait ce réseau ? Des langues qui chaque jour socialement nous parlent. Elles sont médiatiques, politiques, publicitaires, pornographiques, mercantiles, psychiatriques. C’est même plus qu’un réseau : c’est un mur. Il faut le traverser, sauf à ne jamais rien toucher du réel. Traverser est une action. Une action d’écriture : action writing, comme on a dit action painting. C’est donc un geste (une performance), d’abord intransitif. Il s’’dentifie à sa propre énergie négative : couper, cut-uper, monter, sampler, rythmer au fil de cette passion destructrice des discours de l’idéologie. Mais il est aussi transitif (critique) : il fonde en acte son refus du monde tel qu’il est et de la réalité qui nous programme bêtes de somme des procès d’aliénation. Et il dessine, en creux, un autre réel, irreprésentable – mais identifiable à l’innommable énergie qui impulse la traversée du mur. Voilà ce que tente Sylvain Courtoux. Salut à son formidable effort. Salut à sa rage d’expression.

    Christian Prigent

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