Serge Pey




Serge Pey est né en 1950 à Toulouse.Théoricien de la poésie contemporaine, il soutient en 1995 une
thèse sur la poésie orale. Il enseigne la poésie au Centre d’initiatives artistiques de l’université de
Toulouse-Le Mirail.Il est l’auteur d’une trentaine de livres et d’enregistrements sonores. Il intervient partout en France et en Europe mais aussi à New-York, Québec, Mexico, Tokyo. En 1980, il crée à Toulouse le Festival international des poésies contemporaines. Il est aussi fondateur et initiateur depuis 1981 du mouvement des Marches internationales de la poésie.



  • FLAMENCO Les souliers de La Joselito

    368 p., 22/17 cm, 22 €
    isbn : 978-2-916749-42-6

    Le flamenco a traversé ma vie comme un fleuve en crue. Guitare, palmas, zapateado, cante jondo : le feu du flamenco a souvent été au carrefour des poèmes que j’ai récités dans les salles clandestines de la poésie.

    Ma rencontre avec Carmen Gomez, « la Joselito » a inauguré mon aficiòn dans les tablaos toujours vivants de Toulouse. Le son de ses pieds, frappant le sol halluciné du flamenco, me renvoie éternellement aux origines des pieds de toute la poésie. Le mythe de cette sorcière de la danse, qui prit enfant le nom d’un torero, debout sur une table de Barcelone, a été un des fondements de ma parole. J’entends encore le battement de son cœur et du mien sous la semelle brulante de ses souliers.

    Ce recueil rassemble les bâtons-poèmes que j’écrivis dans Tauromagie, Coplas infinies pour les hommes-taureaux du dimanche, monté par le Cornet au début des années quatre-vingt-dix. Ces poèmes ont été récités avec Les Aiguiseurs de couteaux, groupe d’action flamenco fondé en hommage à mon oncle qui pratiquait ce métier sur son vélo dans les rues de Toulouse. La Dialectique du compás regroupe une série de nouvelles et d’allégories approchant la symbolique du flamenco à travers les détails d’un quotidien transfiguré. Enfin, les Photos de la voix ont été écrits pour cinquante cantaors contemporains qui continuent à déchirer la nuit de toute ma poésie. 

    Serge Pey



  • La Sardane d'Argelès

    88p., 14,5/21,5 cm, 13 €
    978-2-917136-77-5

    La poésie a aussi un devoir de mémoire. En 1939, talonnés par les troupes franquistes, cinq cent mille républicains espagnols arrivent à la frontière française, où les attendent l’horreur des camps de concentration, la mort par maladie, et bientôt pour beaucoup d’entre eux, la déportation en Allemagne nazie.
    Ce long poème, au nom évocateur de La Sardane d’Argelès, se déroule dans la communion d’un souvenir. Serge Pey a voulu réunir dans ce texte, reposant sur le rythme d’une sardane, son ami le peintre catalan Joan Jorda et son père qui furent enfermés en même temps au camp de concentration d’Argelès, maintenant devenu une plage, dans un coin de la Méditerranée.
    Serge Pey évoque ici, une sardane dansée à l’envers par des libertaires catalans, les dos des danseurs uniquement se faisant face, la tramontane soulevant le sable froid, devant les fusils de l’armée française. Cette danse, symbole de la nation catalane, où les pas sont comptés en silence, est un hommage à ceux tombés dans toutes les fosses communes de l’espérance.

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