Jean-Luc Parant




Jean-Luc Parant est né en 1944 à Tunis. Poète et artiste, il écrit des textes sur les yeux et il fabrique
des boules.



  • La découverte du vide

    80 p., 14/19 cm, 12 €
    isbn : 979-10-97146-10-8

    Des dessins de l’auteur accompagnent le livre.

    Les trois textes qui composent ce livre sont l’exemple même de la grande richesse du travail d’écriture de Jean-Luc Parant qui dans sa répétition n’est jamais véritablement un ressassement mais bien plutôt une confirmation à la soif sans fin d’une exploration de l’universel. Jean-Luc Parant n’en finit pas d’épuiser et d’assembler le haut et le bas, l’intérieur et l’extérieur, les yeux et les mains. L’infiniment petit et l’infiniment grand dans une cosmogonie à la fois particulière et plurielle. Sa pensée est celle du soleil et de la terre, de l’homme et de l’animal, de l’ombre et de la lumière. C’est elle que nous retrouvons dans ces trois textes.

    Extraits :

    Si le soleil tient entre les doigts, ce n’est pas seulement parce qu’il est loin, c’est aussi parce que les yeux qui le voient y tiennent aussi et que les yeux ne sont pas plus gros que lui. Mais si nos yeux étaient plus gros que le soleil, nous ne verrions pas non plus car il ferait nuit sans cesse. Le soleil, trop petit dans le ciel, ne pourrait plus éclairer la terre.
    (La découverte du vide)

    Toi qui as ouvert ce livre pour faire glisser tes yeux sur mes lignes, tu as allumé le feu sur les pages pour faire naître le jour sur mes mots, la lumière sur mes phrases. Il fait nuit, heureusement il fait nuit dans tes yeux, car sinon tout brûlerait dans tes mains en ouvrant tes yeux. Il fait nuit dans tes yeux, tes yeux que tu ne vois pas dans leur nuit, dans leur nuit qui t’aveugle et qui te rend voyant devant toi pour voir le monde.
    (Toi qui as ouvert les yeux)

    Si l’homme porte la terre sous ses pieds, il porte sa tête dans les mains. La terre tourne et la tête pense comme si le mouvement de la terre autour du soleil était le mouvement d’une pensée à la dimension du monde, et que le mouvement de la pensée autour de sa propre lumière était le mouvement d’une terre à la dimension de l’homme. L’homme pense pour se maintenir dans le vide qui l’entoure et avoir une assise dans l’infini.
    (Des têtes)

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  • Toi qui as ouvert les yeux

    16 p., 14/22 cm, 5 €.
    isbn : 978-2-917136-09-6

    Voici un texte envoûtant. Comme à son habitude, Jean-Luc Parant parle des yeux, écrit sur les yeux et avec eux. Il invite le lecteur à une communion avec ses mots et expressions qu’il ne cesse de répéter avec maîtrise. On a l’impression de tourner comme un derviche jusqu’à l’étourdissement, jusqu’à s’échapper de soi-même.

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