Rémi Checchetto




On ne connaît pas un Rémi Checchetto mais plusieurs. Si l’on se réfère à la musique joliment italienne de son patronyme on pourrait dire qu’il y a des Checchetti. On en connaît un qui écrit pour le théâtre de longs monologues, et dont on pense qu’il ne fait pas la différence, qu’il ne veut pas la faire, entre l’écriture de théâtre et l’écriture de la poésie. Les deux s’inscrivent dans un travail d’intériorisation, de poétisation du quotidien et des êtres auxquels il se confronte. (Alain Girard-Daudon)

Patiemment, il couche les mots sur le papier et ceux-ci sont mis debout par des metteurs en scène, des musiciens, des marionnettistes, des plasticiens, des artistes de rue.
Il fatigue volontiers ses valises et aime à travailler in situ. Il sillonne la France afin d’écrire des portraits d’habitants (photopoèmes) et de lieux, villes et campagnes et mers (littératerre). Il anime divers projets culturels.
Il donne régulièrement des lectures performances de ses œuvres et a publié quelques 20 livres.



  • Le gué

    64 p., 14/19 cm, 10 €
    isbn : 979-10-97146-00-9

    Les proses de Rémi Checchetto ce sont des états de l’être devant la possibilité du franchissement. A sa manière, souvent au bord du rire et parfois au bord des larmes, l’auteur parle de nos petits quotidiens, aussi de nos petits chaos quotidiens. Il nous met au bord du ruisseau, de la rivière ou du fleuve de nos émotions démultipliées par sa voix, tout à la fois dans leur belle simplicité et leur évidente complexité.

    Extrait :

    Et quand tout, tout se touche de tellement trop près, quand tout, tout est en nickel ordre, impeccable pas un mot à redire, lorsque c’est la perfection et l’harmonie et le calme tout est calme et l’excellence tout est parfait, mirifique, où est-elle la place pour être chimérique ? comment se faufiler pour passer dans les imaginations, pour s’avancer vers les trouvailles ? comment peut-on ne serait-ce que tendre les yeux en avant afin que quelques mots puissent venir et les suivre ? où est-il l’espace de l’instable ? où est-il le lieu de la chute, celui des pertes et des déficits ? où est-elle la contrée de l’affamé ? où se tient-il le manque ? où se tient-elle, en quelle terre se terre-t-elle la solitude ? quand manquerons-nous à nouveau de mots ?

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