Cécile Richard




« Si je pouvais je mettrais mon corps à la place du texte, pour faire des pirouettes et des roulades sur le fil mais je n’y arrive pas aussi je fais des textes, ils peuvent traverser le corps s’ils veulent et c’est bien quand ça se passe, sinon j’attends et je recommence ». 

Cécile Richard est née en 1970, elle vit et travaille à Lille. Elle obtient un DNSEP à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 1994.
Du dessin à l’écriture en passant par la performance, une pratique alimente l’autre, le geste fait trace, l’écriture fait corps, avec candeur et acuité, avec humour et étrangeté.

http://cecile_richard.vefblog.net

http://cecile-richard.blogspot.com



  • Jak

    64 p., 14/19 cm, 10 €
    isbn : 978-2-917136-91-1

    Jak, c’est un regard social. Une approche faussement naïve de la réalité pour mieux la saisir tant dans sa violence que dans ses joies possibles. Jak est là. Nous le connaissons. Nous l’avons croisé. Il appartient d’une façon plus ou moins éloignée à notre quotidien. Et son histoire est une part de la nôtre. Et nous faisons partie de sa généalogie. C’est l’alcoolique, le dépressif, le déprécié, l’oublié. La langue de Cécile Richard c’est celle de Jak et de toute sa famille. Parce que Jack c’est aussi une série de portraits de famille. Une possibilité pour tous les "Jak" d’avoir une place dans leurs histoires et dans les nôtres.
    Cécile Richard ne parle pas à la place. Elle écoute et transmet. Elle invente avec Jak une langue qui permet de dire des histoires et de les partager. Toutes nos histoires quotidiennes.
    Ce livre c’est celui de Jak qui tourne en rond avec toute son histoire qui le submerge tant qu’il lui faudrait vider son sac.

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  • Madame Nane

    64 p., 14/19 cm, 10€
    isbn : 979-10-97146-19-1

    Madame Nane parle. Elle parle beaucoup. Elle parle des animaux, des plantes, des robots et de nanosciences. Elle a un avis sur tout.
    Sont regroupés ici quelques monologues de Madame Nane. Quelques interrogations bien à sa manière quant à nos existences au milieu de celles des animaux, des plantes, des robots... Elle refait le monde. Elle nous parle, nous apostrophe. Elle a beaucoup de choses à dire.
    L’écriture de Cécile Richard, dans son rapport direct à l’oralité, saisit ici, grâce à son personnage, nos travers langagiers et, bien au-delà, peut être perçue comme une réflexion distanciée autour de cet outil qu’est le langage. Réflexion aussi et surtout autour de ceux qui utilisent cet outil.

    Extrait :

    Tu vois il existe un nano monde. C’est tout petit partout. Ça se calcule en nanomètres. Tu vois on est dans le monde de l’infiniment petit, là. On dit qu’il y a une grande agitation autour des nanos. Elle doit pas être si grande que ça vu la taille. L’échelle nano on dit en science nouvelles technologies. Tu vois les nano-matériaux c’est un champ étroit. Très étroit sûrement vu la taille. On connaît les nanoparticules. C’est petit donc c’est vite fait un nano-truc. Nano c’est un mot qui brille. Petit, fulgurant. Merveilleux aussi. Infectieux, inquiétant. Malveillant aussi. On devrait regarder les images des nanos. C’est beau un nano c’est simple. C’est simple comme un anneau. C’est intelligent un nano. Tu vois on devrait ajouter de l’intelligence nano dans tous les objets du monde. Dans toutes les cuisines. Dans tous les lits aussi et les bacs à sable. Ça serait des nanoobjets. Tous petits, tous jolis les nano-trucs. Ils disent qu’il y en a déjà partout. Nanos dans le frigo. Nanos sur les murs. Nanos dans le métro. Nanos dans l’ours en peluche. Nanos dans la bouche. Les nanos tuent les bactéries. Efficaces et rapides. Si petits. Bravo les nanos.

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