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  • Seulement la langue, seulement

    112 p., 14/19 cm, 13 €
    isbn : 978-2-917136-94-2

    Questionnements autour de la construction et l’usage d’une langue qui nous soit à la fois propre et commune. Comment pour cela venir troubler et perturber la ponctuation, le rythme dans l’apostrophe la plus juste. Yannick Torlini enrichit, à force d’allers-retours et de violents ressacs, la malangue comme il l’écrit jusqu’au paroxysme d’une ivresse libératrice et d’une danse qui ne cessera pas puisque la langue nous l’avons toujours là en nous-mêmes. Et elle cherche à sortir et à dire vraiment.

    Extrait :

    lorsqu’il n’y aura plus rien à dire. plus rien seulement. lorsque tout et plus rien. que ferez-vous que direz-vous. lorsqu’il n’y aura plus rien, que direz-vous plus rien. lorsqu’il n’y aura plus rien à dire lorsqu’il faudra abandonner le terrain au silence seulement, abandonner le terrain et creuser. abandonner le terrain, s’enfouir dans le vide laissé par la malangue, le vide creuser, s’enfouir, patienter à nouveau le vide s’enf(o)uir seulement. encore. abandonner le terrain au désastre. abandonner encore. s’enfouir. lorsqu’il n’y aura plus rien à dire, que les mots et le temps seulement le temps lorsqu’il, n’y aura plus rien. que ferez-vous lorsque le temps manquera au temps lorsque, le temps manquera lorsque, le temps manquera et la force aussi.

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